#CITYTEST COCOA CAFE | CHANGEMENT DE PROPRIETAIRE

cocoavignette

Pas facile de s’improviser cafetier, surtout quand on est plus habitué à jouer les figurants dans un reportage de Groland qu’à préparer des chocolats ou des cocktails fluo. C’est pourtant dans cette aventure que s’est lancée le nouveau propriétaire du Cocoa Café, situé tout près de la place de la République. Et bien mal lui en a pris.

Je ne sais pas ce qui m’a pris ce soir là, ni pourquoi j’ai foncé dans cet établissement au lieu d’aller boire un coup dans un bar de quartier. Peut être était ce la grande bâche “changement de propriétaire” mise bien en évidence sur la devanture ? Toujours est il que ce soir là, mon amie et moi, nous avons eu la riche idée de nous installer sur la terrasse de ce troquet qui veut se la jouer branché, mais qui bon, aurait mieux fait de laisser ses ambitions là où elles devraient se trouver, dans les chiottes. Enfin bon, quand je dis branché, je veux dire “décoré comme le loft de secret story”. Voilà pour la mise au point.

Je sais pas pour vous, mais moi, j’aime bien m’installer à coté des gens quand je leur parle, et non en face. Peut-être est ce du aux traumatismes subis lors des différents entretiens d’embauche passés avec plus ou moins de succès (souvent moins) mais bon, c’est comme ça, moi, quand j’ai de la place, je m’assieds à coté de mes potes, ou de mes meufs. Plus facile pour pécho, en plus.

Parce que ouais, de la place, y en avait beaucoup ce soir là dans ce joli bar. Malgré cela, le patron, un quinquagénaire bedonnant qui a l’air d’avoir un fort penchant pour le vin blanc et qui a donc un look de figurant dans un sketch de Groland, nous intime, à mon amie et moi, de nous installer sur la même table. Je lui répond gentiment en lui disant que pour le moment, on préfère être cote à cote, mais que dès qu’il y aura du monde, on se déplacera sans problème. Un petit tour dans la salle, le temps d’annoncer notre commande, et le voilà de retour, pour nous apporter deux cendriers. L’histoire aurait pu s’arrêter là, et nous aurions passé un bon moment, mais non, le taulier insiste une nouvelle fois et nous demande de nous installer face en face, en nous disant, de manière ultra méprisante “qu’ici, c’est comme ça que ça se passe”. Bah, moi, j’aime pas qu’on me parle comme un caca, du coup, j’ai remis mon joli perfecto et mon bonnet, et je lui ai dit que ca se passera sans moi. A ce moment là, le big boss, furieux, nous fait “vous avez commandé, va falloir régler”, ma réponse, en un mot comme en cent : “LOL”

Je vous ferai grâce des détails de la carte, mais une petite chose m’a fait sourire, le prix des cocktails de fruits est exactement le même que leur variante alcoolisée, étrange. Et ouais, il en faut peu pour me faire sourire, je vous l’accorde.

Enfin, il y a certes des choses plus graves en ce moment, mais si cet article peut vous éviter de tomber dans le piège de cet établissement et bien, il aura été utile. Et sachez que c’est très rare qu’un de mes articles soit utile.

Citytest réalisé par Joan

Cocoa Café
3, Avenue de la République
75011 Paris