#CITYTEST DON K + SAINT PÈRES | NIGHTCLUBS

vignettedonK

2 salles, 2 ambiances,  2 dancefloors, un fumoir et un bar à shooter, non, vous n’êtes pas dans une quelconque boite du sud de la France, mais bel et bien en plein centre de Paname, dans ce nouveau mutant de la nuit, rue des Saints-Pères.

J’étais peu enthousiaste à l’idée de passer mon vendredi soir dans ce nouveau club, mais convaincu par quelques amies aux jupes trop courtes et par un excès de cocktails, je me laisse embarquer rue des Saints-Pères. Le club est vide à mon arrivée, mais on me rassure en me disant que c’est parce qu’il n’est pas encore ouvert, je profite donc de cet accueil privilégié pour faire le tour du propriétaire, visitant la grande salle du sous sol, qui sert de murs au club des Saints-Pères, puis en me faufilant par les cuisines pour visiter la deuxième salle à la déco éroticorococo qui abrite le Don K. Entre les deux espaces, le plus grand intérêt de cet établissement, le fumoir.

Une boite de nuit ne peut se définir ni par sa déco, ni par ses tarifs, son line-up ou ses employés, mais bien par les gens qui la fréquentent. Installé dans le fumoir je fais la rencontre de Bertrand.

Bertrand a 28 ans, et travaille dans la finance, il essaie de me donner plus de détails sur son job, mais ça ne m’intéresse pas, Bertrand bosse beaucoup, ça lui arrive même de terminer vers 22 ou 23 heures. Bertrand aime la chasse, conduire son scooter la nuit dans Paris et manger de la viande en buvant du vin rouge, mais pas de la piquette me précise t’il. Bertrand me parle fort dans l’oreille, il sent le cigare et les gens dans le fumoir nous regardent, il porte une chemise à col italien ouverte sur son torse glabre, il me dit qu’il adore faire la teuf et qu’aux Saint Pères les meufs sont trop sexy. Avant de retrouver ses potes au sous-sol il me propose d’aller boire un verre plus tard au Raspoutine parce que vraiment, il me trouve trop sympa. C’est vrai.

Peu après, je rencontre Anne-Lise. Venue avec sa bande de copines, Anne-lise, exerce ses talents de marketeuse dans une boite du 8ème arrondissement, un job que je ne comprends pas, mais qui lui permet de payer un bon loyer pour son coquet appart d’Issy les Moulineaux. Elle a 29 ans, fait souvent des UV, et adore s’organiser des petits weekends entre amis. Anne-Lise est célibataire depuis peu, et c’est poussée par ses copines qu’elle se remet à sortir, probablement dans l’espoir de faire de nouvelles rencontres masculines. J’ai l’impression qu’elle me fait du pied, donc je tend à me rapprocher d’elle, mais une de ses amies débarque en faisant les gros yeux et lui somme de monter avec elle boire un verre. Les voyant s’éloigner, j’entend un “mais qu’est ce que tu fous avec un mec comme ça”. Elle a raison.

Au 10 rue des Saints-pères, les filles sont jolies, les filles sentent bon, au 10 rue des saints pères, les garçons sont bien coiffés, et portent de jolies chemises, au 10 rue des saints pères, cette nuit, j’ai bien rigolé, mais pas seulement grâce aux tickets consos offerts par le maître des lieux.

En partant, je salue Francis Van-Listenborgh, l’homme qui aura été physio dans absolument TOUS les établissements de nuit Parisiens, je fais quelques pas sous la pluie, puis je vois, au loin, Anne-Lise s’engouffrer dans un taxi avec Bertrand. Un taxi qui n’a pas l’air de se diriger vers le Raspoutine.

Citytest réalisé par Joan

Les saints pères et le Don K
10, rue des Saint Pères,
75007 Paris


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