#CITYTEST LA POMPADOUR | EASY FLIRT

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Je continue mon exploration des clubs réservés aux filles (destinée à me faire enfin découvrir le corps d »une femme) en allant cette semaine faire un petit tour du coté du club les Saint-Pères et ce, afin d’assister à la Pompadour, une soirée reprenant le concept vu et revu du bonheur des dames, visité une semaine plus tôt, mais en l’améliorant et en ciblant une autre clientèle, un poil plus âgée et surtout, je l »espère, plus élégante. Organisé par un triumvirat de gens bien sous tous rapports, la Pompadour est avant tout une soirée pour des jeunes gens de qualité désireux de faire des rencontres en s’amusant. Comprendre, des mecs en costard cherchant à pécho des meufs en mini-jupe. Bingo, je valide, et ce, même si j’ai un casier judiciaire. Chaque semaine, les organisateurs, comme Jean-Baptiste Chazal, un grand brun à la coiffure savamment étudiée, tâchent de renouveler leur thèmes et s »appuient sur le savoir faire de différents collaborateurs, afin d »offrir  l »expérience la plus raffinée possible à leurs convives.

Le début des hostilités annoncé pour 22H30, les organisateurs jouent avec nos nerfs en nous faisant patienter plus longtemps que prévu devant ce club du 6ème dont je vous avais déjà parlé ici. Talons aiguilles, robes courtes et rouge à lèvres, les filles, comme cette spectaculaire brune dont je croise le regard, ont sorti leurs plus beaux atours afin de s’impliquer au mieux dans le jeu de la séduction, mais pas avant d’avoir profité, l’espace d’une heure, d’un sympathique open bar, idéal pour se mettre bien avant l »arrivée des bogoss. Loin de abattage de certains établissements proposant eux aussi de l’alcool à volonté, la Pompadour se veut un peu plus distinguée, en offrant des macarons ou des fraises fraîches, et surtout, un élégant service au plateau, du coup, comme me le rappelle Jean-Baptiste, le monsieur Loyal de la soirée, ici, pas besoin de faire la queue 20 ans pour avoir un verre tiède au bar. Bon, l »autre avantage, c »est que ça évite d »avoir des nanas qui prennent 15 verres d »un coup et qui te saignent l »open bar aussi.

Vêtu d’un pardessus qui me fait ressembler à l’inspecteur Gadget, c’est au milieu de la cinquantaine de jolies jeunes femmes (qui ont l’air de se demander ce que je fous là) que je descends les quelques marches nous séparant du lieu des festivités. Après avoir laissé mon imper à une employée qui a oublié qu’un bonjour et un sourire pouvaient la rendre plus jolie qu’un excès de fards, je remonte vers l’entrée du club afin d’assister au manège des entrées. Mathieu, le physio habituel étant en retard, anniversaire de sa petite amie oblige, c’est ce bon vieux Jean-Baptiste et sa jolie veste beige qui s’y colle, quelques non initiés se font refuser l’accès mais l’entrée, gratuite, se fait plutôt facilement, à condition évidement, d’avoir réservé. Jean-Baptiste me présente le DJ, David-Alexandre, un blondinet survolté qui a l’air d’avoir foi en ma connaissance pointue de la musique car il me propose de venir l’écouter tout à l’heure afin d »avoir mon avis. Avis qui ne pourra être que positif puisqu’il me dit fièrement qu’il est désormais DJ pour radio FG, la fameuse. Je l »imagine déjà, en pleine gay pride, torse nu et slip en cuir fluo sur le char FG en train de lancer des flyers à une bande de barbus déguisés en bonne sœur, et je lui souris poliment.

Dans la salle, les filles discutent entre elles de maquillage, de sacs à main et de talons (en fait, je n’ai pas entendu leurs discussions, du coup, j’imagine qu’il doit s’agir des thèmes abordés, non?) et prennent quelques photos du lieu ainsi que quelques selfies bien sentis, mélangeant le duckface et le slutface.

Vodka/Get à la main, je remonte vers le fumoir et je m’installe à l’une des tables où 2 jolies brunes envoient des textos. Morgane et Shannon habitent à Miami mais sont Françaises, habituées à la grandiloquence des clubs Américains, elles apprécient l’ambiance feutrée des Saint Pères, et me disent seulement regretter que les filles ne se mélangent pas entre elles. Je leur explique que c’est normal à nos âges et je leur rappelle ce que j’avais entendu dans un vieil épisode de Seinfeld, quand on est enfant, il suffit qu’un autre enfant du même âge habite en face de chez soi pour qu’on s’en fasse un copain, à la trentaine, les choses se compliquent. Morgane et Shannon bossent dans la déco, apportant leur French touch à des Américains friands de notre bon goût légendaire. Qu’ils viennent faire un tour dans mon casino appart, et là, ils verront ce qu’est avoir du goût.

La brune spectaculaire de tout à l’heure vient s’installer à mes cotés, moulée dans sa mini jupe noire, elle cherche du feu pour sa clope grattée quelques instant plus tôt à un gros monsieur installé plus loin avec sa bouteille de champ, son chien, et une dame avec un fort accent Russe. Très vite, nous nous mettons à bavarder, elle s’appelle Déborah, elle a 28 ans, elle vit à Paris et elle vient de reprendre ses études, elle parle beaucoup, et très vite, du coup, à peine 3 minutes plus tard, je sais déjà tout de sa vie, de sa passion pour le cheval à chaque petit détail de ses tatouages en passant par les prénoms de ses frères et sœurs. Déborah est venue seule ce soir, pour faire plaisir à Elsa, une des organisatrices de la soirée, elle espérait y croiser quelques amis, mais apparemment, ils ont préféré passer leur tour. Un grand blond avec de jolies bretelles s’installe à notre table et s’incruste dans notre conversation, Déborah, toute heureuse de pouvoir à nouveau conter son histoire, ne se prive pas de ce plaisir et le blondinet au look de banquier, qui n’en demandait pas tant, lui prête une oreille attentive, elle parle en faisant de grands gestes de la main, et lui dit qu’elle est remontée au fumoir tant la musique diffusée en bas la stressait, ce qui me donne d »ailleurs l »envie d’aller vérifier.

Je les abandonne donc, direction le dancefloor, là, un grand gaillard en costume 3 pièces se déchaîne sur un tube des années 2000, « murder on the dance floor », exactement le sentiment qui m »anime, tant ce grand brun m »agace. La musique à l »air de convenir à une clientèle peu exigeante voulant seulement se déhancher, mais mes oreilles habituées aux ambiances Pitchforkiennes ont besoin d »un peu plus pour que je me mette à danser.

Je ne passerais certainement pas tous mes Jeudis à la Pompadour, étant plus habitué à des ambiances où la mixité sociale se fait plus ressentir et où les garçons ne porte pas tous un blazer, mais franchement, pour pécho, car c’est bien çà ce qui fait le sel de mes soirées, je dis bingo.

Citytest réalisé par Joan

La Pompadour
chaque jeudi aux Saints-Pères
10 Rue des Saints-Pères
75006 Paris

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Un grand merci à Jean-Baptiste pour le Get 27