#CITYTEST LE JUSTE PRIX | DANS LES COULISSES…

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Mes parents m’ont transmis l’idée que des meubles achetés chez But étaient forcément des meubles de qualité, et ils n’avaient pas tort. En fait, si dans ma famille le canapé ou la table basse avaient été achetés dans ce fameux magasin, c’est parce que nous étions tous de très grands fans du juste prix, la fameuse émission de télé sponsorisée par les rois du meuble 90’s et qui fut présentée successivement par Patrick Roy, Philippe Risoli, et, depuis 2009, par notre ami Vincent Lagaf.

Il fait une chaleur affolante dans le studio 107 mais le public est survolté depuis la mise en condition appliquée d’un chauffeur de salle digne des plus belles heures du Club Med, certainement pas un hasard puisque Vincent Lagaf est un ancien G.O. L’atmosphère est bon enfant, familiale et franchouillarde, on se croirait en plein carnaval. Les mamies  ont mis leur plus belle robe commandée aux 3 suisses, les étudiants venus entre 2 tp ont bu trop de bière et les bedonnants rugbymen sont prêts à s’enthousiasmer sur la première experte comptable à la jupe un peu trop courte. Je trouve ma place auprès de Karima, 44 ans, une mère de famille venue avec son grand fils Hatem et se petite Nadia, une fan de Lagaf qui a fait un joli dessin qu’elle compte bien lui offrir à la fin du tournage. Karima s’étonne du fait que j’assiste à l’émission en solitaire, et l’idée de copiner avec moi lui vient jusqu’à ce que je lui dise que si je suis ici tout seul, c’est parce que je n’ai pas d’amis
.

Lagaf’, les Gafettes et moi
Vincent fait une entrée triomphale sur le plateau, le public l’adore, et il le leur rend bien, il harangue la foule, toutes ses vannes font mouche et il en profite, je le revois encore en train de faire un tour de trottinette en chantant  « à bicyclette » et je me surprends à sourire. Les candidats descendent les escaliers qui les mènent vers leur quart d’heure de gloire en criant, en surjouant l’excitation. Il y a Patrick, avec ses moustaches rigolotes, Charly, un Messin au torse velu, Elam, une séduisante brunette venue de banlieue et Elisabeth, une quinquagénaire Marseillaise qui sera la cible d’un jeu de séduction lancé par l’animateur. En off, Vincent, qui sue à grosses gouttes, a un mot gentil pour chaque candidat et demande régulièrement qu’on vienne lui essuyer le visage.

Les règles des différents jeux sont floues, Karima a beau m’expliquer, je ne comprends pas pourquoi Elam doit deviner le prix d’un démaquillant et d’une pastabox Sodebo pour remporter une chambre directement inspirée par la déco de secret story dont le plateau est tout proche. Je regrette l’époque du Tyrolien, du Zéro de plus ou du Fakir. Les hôtesses sont les autres grandes attractions de l’émission, grandes et sexy, elles ont le look de la provinciale qui passe tous ses samedis sur les dancefloors et leurs apparitions laissent sans voix le public masculin, gonflé à bloc,  j’entends tout de même un « qu’est ce qu’elle est bonne la brune » s’échapper lorsqu’elles disparaissent en coulisses. C’est vrai, la brune est trop bonne, mais je préférais Dominique.


Vient la vitrine finale, dont le montant doit être deviné par le vainqueur de la roue pour être remportée (cette phrase n’a aucun sens). TF1 surfe sur la crise et propose les objets du parfait quotidien fantasmé par un français aux illusions perdues dont le rêve est d’avoir un intérieur coquet à retrouver le soir après une journée de merde à bosser à l’usine. 24000, 26500, 29000, Alem, qui est arrivée jusqu’en finale loupe la vitrine composée ce soir là d’un flipper, d’une machine à café dernier cri, d’un écran plat et d’une citadine Coréenne, mais une seule phrase, qu’elle répète en boucle, lui vient à la bouche lorsqu’un Vincent Lagaf plein d’empathie la prend dans ses bras pour la consoler, « C’est pas grave ».


T’as raison, t’as loupé 36945 € de cadeaux, mais c’est pas grave, ça t’arrive tous les jours ce genre d’opportunités, c’est sur. Je me demande quel est le secret de la forme d’un Vincent Lagaf qui doit tourner 5 autres émissions  ce jour là, mais je passe mon tour, j’ai un canapé Ikea à retrouver.

Citytest réalisé par Joan

Le juste prix
du lundi au vendredi
19:05 sur TF1


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  1. #CITYTEST LE MAMA SHELTER | HOTEL BOBO « From Paris

    […] Venons enfin à ce qui fait l’intérêt principal d’un hôtel, les chambres. Et bien, ma foi, elles sont coolos. Lits king size, douches italiennes, films à la demande, franchement, pour 100 € (en moyenne) y a de quoi se la donner, et faire kiffer sa nana. Le buffet du petit déjeuner est bien garni, et c’est repu que je suis retourné, ce jour là, dans mon sombre appartement du 17ème arrondissement regarder le Juste prix. […]


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