[Collaboration] Quand le vêtement devient « chef-d’œuvre » au profit de l’endométriose.

endo laura

Quatre artistes se mobilisent avec la marque Fête Impériale autour de la maladie.

Si l’endométriose (maladie féminine chronique complexe) était encore méconnue il y’a quelques années, la douleur, elle, se fait entendre depuis un peu plus de 3 ans grâce à plusieurs associations dont Info Endométriose, créée en 2015. Tout d’abord dans la rue, avec une première campagne nationale de sensibilisation utilisant le slogan « Les règles c’est naturel, pas la douleur » et autour de diverses marches mondiales pour l’Endométriose. Plus récemment, un des symptômes de la maladie est illustré ici sur un tee-shirt signé par l’influenceuse et talentueuse Elsa Muse.

1 femme sur 10, en âge de procréer est touchée par cette maladie.

Il est donc impératif et urgent de continuer à la sortir de l’ombre afin de sensibiliser au plus tôt les jeunes filles avec l’aide des pouvoirs publics, de soutenir les malades et leur entourage, aider les chercheurs et les médecins.

Ce que j’aime chez Laura, créatrice de la marque Fête Impériale ? Sa détermination à créer des vêtements élégants et intemporels. Les coupes fluides, parfois oversize à tendance masculines des tenues qu’elle imagine frôlent avec délicatesse un corps féminin qui se devine, bien qu’en partie caché. Laura souligne l’idée d’ « un habit protecteur et confortable qui libère le corps de la femme, tout en lui apportant une assurance dans sa représentation quotidienne ».

Si le corps féminin est complexe, il l’est encore plus une fois que la maladie le fragilise. La rencontre avec l’équipe de l’association Info-Endométriose et la marque Fête Impériale s’est réalisée autour d’une volonté commune de s’affranchir de ce discours, de briser le tabou lié aux menstruations et d’échanger autour de la méconnaissance de l’endométriose. Elle prend forme aujourd’hui au-travers d’une collaboration artistique entre quatre artistes : Thomas Lelu, Eté 1981, Christelle Noël et Johanna Okl. Chacun ont réalisé une œuvre sérigraphiée unique (peinte ou brodée) sur une veste en denim de la marque.

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Johanna Okl - peinture textile (c) Sunny Ringle

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Veste de gauche : Delphine Cauly (Eté 1981) – sérigraphie (c) Sunny Ringle

Veste de droite : Thomas Lelu - transfère numérique à partir d’un collage (c) Sunny Ringle

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[SAVE THE DATE] Cette collection artistiquement cool, numérotée, est dévoilée ce soir de 18h à 22h, lors d’un événement à la Galerie Impériale, située au 28 rue du roi de Sicile à Paris (4ème).

Afin de soutenir la lutte contre l’endométriose et aider la recherche, les modèles seront en vente au grand public dans les boutiques de la marque Fête Impériale et sur son e-shop ; les fonds récoltés seront reversés à l’association Info Endométriose.

e-shop Fête Impériale

Rien ne doit enlever à la femme sa féminité, surtout pas la maladie. Souvent reniée dans les débuts, puis mal acceptée avant de devenir malgré soi un élément perturbateur considéré comme squatteur à vie non invité d’un quotidien. On a même coutume de dire qu’il n’y a pas une mais « des » endométrioses car cette maladie ne se développe pas de la même façon d’une femme à l’autre.