Conversation avec un doux ovni : Lewis OfMan

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Si je vous dis années 70, Fakear, Rejjie Snow, sons de clavier doux et entraînant et que vos réponses sont entre “oh oui c’était vraiment bien cette époque” et “Bien sur que je connais !”, alors vous serez ravi de découvrir Lewis OfMan, jeune producteur français aux titres doux et envoutant et à l’esthétique aussi soignée que ses différentes collaborations (Fakear, Rejjie Snow).

On est allé à la rencontre de ce jeune artiste débordant d’idées créatrices et de bonne humeur :

FP : Salut, qui es-tu ?

Lewis : Salut, alors je suis Lewis OfMan, je fais de la musique sans être musicien, ça fous le cafard le terme musicien je trouve (rires), je me vois plus comme un artiste. Je préfère partager des ambiances, des moods plutôt que de la musique.

Et si tu n’avais pas ton clavier, qu’est-ce que tu ferais ?

C’est une bonne question (rires), je ne sais pas pourquoi je fais de la musique honnêtement, je n’ai pas de but précis, si c’était pas la musique ce serait autre chose, je serais curieux de voir ce que je ferais d’ailleurs (rires) ! Après je fais aussi de la peinture à côté, car j’ai ce besoin de créer et je pense que c’est aussi pour ça que je fais de la musique, elle m’a appris à créer. Sans elle, je pense que j’essayerais de rester dans la création, m’exprimer et m’affirmer à travers ça. En tout cas je serais dans un atelier ça c’est sur (rires), j’adore l’ambiance qui règne dans un atelier, cette espèce d’atmosphère créatrice.

Du coup, plus travail ou spontanéité ?

Bah je dirais les deux. J’adore faire un truc, puis le travailler derrière, tout en essayant de garder cette sensation de “premier regard” sur mon travail, mais j’aime aussi faire un morceau et le garder intact. Par exemple, Flash a eu 30 versions différentes avant de sortir officiellement, mais j’aime aussi le plaisir du morceau fait en une fois, c’est un peu des deux (rires).

Est-ce que t’es heureux ?

J’adore ça, sortir le dimanche soir par exemple par ce que je PEUX le faire, être mon propre patron, mais pas que (rires), j’ai aussi fait beaucoup de rencontres, notamment Flavien Berger, avec qui j’ai eu beaucoup de discussions qui m’ont aidé pas dans le sens m’aider à murir mais plus dans le sens m’ouvrir les yeux, et ça sur plein de sujets différents, je faisais confiance aux gens avant de me faire confiance, ça corrompait ce que je créais, maintenant j’impose mon truc aux gens. Donc oui, je suis heureux.

Pour finir, quelles sont les trois questions que tu aimerais poser au toi du futur, disons dans 10ans.

(rires), alors ça, faut que je réfléchisse un peu…

– Dans 10ans est-ce que t’aura fait un truc avec Frank Ocean ?

– Dans 10ans est-ce que tu habiteras toujours en France ?

– Qui sera-tu dans 10ans Lewis ?