[INTERVIEW] Blow

BLOW

Blow, groupe français à l’univers musical inspirant et cinématographique a répondu à nos question.

Thomas, Pierre-Elie et Jean-Etienne sont issus de la Music Academy International de Nancy, et les deux premiers sont aussi diplômés du conservatoire. Tous ont évolué dans différentes formations allant des musiques électroniques au metal, en passant par le rock psyché. Le bassiste, Thomas, a par exemple fait partie du projet phare de la scène rennaise, Her, quand Jean-Etienne a longtemps été musicien live et compositeur pour des artistes français confirmés comme Mai Lan, Marina Kaye, Arcadian ou encore Louis Delort. Il compose encore aujourd’hui pour un bon nombre de projets de la scène hexagonale.

Petite intervieww “papier” avec Quentin, l’un des membres du groupe.

Si vous deviez définir votre groupe en un seul mot ça serait quoi ?
Air.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Jean-Etienne et Pierre-Elie se sont rencontrés en maternelle et font de la musique ensemble depuis très longtemps. Je les ai ensuite rencontré au lycée. On est montés à Paris après le bac, il y a une dizaine d’années, c’est là qu’on a rencontré Thomas.

©Adrien Combes (1)

Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire de la musique ?
Depuis tout petits on est passionnés par les sensations que peuvent procurer un morceau de musique. Avec le temps, on s’est rendus compte que c’était ce qu’on voulait faire de notre vie. L’adrénaline de la scène n’a fait que renforcer nos ambitions.

©Adrien Combes (4)

Comment se passe généralement vos phases de créations musicales ?
Cela part d’une idée simple: ligne de voix, riff de guitare, suite d’accords au piano, etc. Ce qui est souvent amené par Jean-Étienne ou moi. On creer tous les deux la « maquette » du morceau, sa structure, ses grandes lignes. Viennent ensuite Thomas et Pierre-Eli qui nous aident à arranger et peaufiner le titre, avant d’aller en studio. Pour le deuxième album, on commence déjà à travailler différemment : Thomas est bien plus impliqué dans le processus de création, ça deviendra aussi le cas de Pierre-Eli avec le temps.

©Adrien Combes (3)

Vous faites ce qu’on pourrait appeler une “musique visuelle”, très cinématographique… c’est quoi le dernier film que vous avez vu (au ciné ou sur Netflix)?
Je me suis refait les Kill Bill ainsi qu’Inglorious Basterds lautre jour. Toujours un plaisir.

Concernant votre univers visuel, qui décide et comment ça se passe au sein du groupe ? D’où viennent toutes ces idées?
J’ai imaginé cet univers dès le début du projet, avec Raphael Fabre, un vieil ami qui a les mêmes goûts que moi en ce qui concerne l’onirisme et le surréalisme. On s’est dit qu’il y avait vraiment plein de choses à faire visuellement. C’est un plaisir de bosser avec lui, je lui accorde une totale confiance.

©Adrien Combes (2)

Un artiste avec qui vous rêveriez de collaborer…
Apparat ou Jamie XX, dur de choisir entre l’un et l’autre….

Quelques mots sur Paris…
Paris est devenue ma ville. Je m’y sens bien, même si c’est agréable de souffler et de retourner en province de temps en temps. En France, je ne me vois pas vivre ailleurs. Quand on fait de la musique, surtout en début de carrière, c’est la ville où il faut être.

BLOW sera présent aux Francos le 13 juillet et le 20 septembre à la Maroquinerie. Leur dernier album Vertigo est dispo.

Cover album

— © Photos Julien Bernard —