[ITW] Sur les pas de la photographe Florie Berger.

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Au lendemain de la journée du 8 mars, nous mettons à l’honneur une femme moderne, parisienne, libre et bien dans ses baskets (parce que je l’ai toujours vu courir de shooting en shooting!).

Florie Berger surprend là où on ne l’attend pas. Mais qui se cache derrière l’œil averti de la photographe officielle des salons mode Who’s Next & Première Classe, du Festival Les Femmes s’en Mêlent, du magazine féminin Verity, de la dernière campagne de pub de Cheerz pour Transavia […].

C’est vêtue d’une petite robe noire courte en velours, chinée dans une friperie à Belgrade, que Florie Berger répond à nos questions, sans langue de bois.

Florie, nous avons cru comprendre que tu étais assez calée musicalement.
- Ou vas-tu écouter de la (bonne) musique ?

Je ne suis pas fan des très grandes salles où tu regardes la scène sur un écran géant.

Alors je dirais sans aucun doute au Café de la Danse ! Cela reste une de mes salles favorites, de par sa taille et la qualité du son, sans oublier qu’ils ont une programmation pointue. Le dernier concert auquel j’ai pu assister là-bas est celui d’Elysian Fields (mon groupe favori, dont les membres sont des amis).

Je garde aussi de très bons souvenirs de la Gaîté Lyrique où j’ai pu voir Angel Olsen, Anna Calvi et dernièrement Son Lux.

- Es-tu fidèle ou infidèle (en musique bien évidemment !) ? Les deux ne sont pas incompatibles… mais je reste tout de même fidèle à ma Top-List de groupes même s’il m’arrive de laisser traîner une oreille sur les nouveautés du moment… seul un morceau va attirer mon attention mais quand j’écoute le reste de l’album, la magie ne se fait pas forcément. Peut-être est-ce à cause de l’industrie de la musique actuelle. Il faut faire un tube pour devenir « mainstream » et la production ne mise que sur ça, passant ce même tube en boucle sur les ondes, sans soigner le reste de l’album. Mais je suis aussi très attirée par la musique qui me raconte des histoires, notamment celle des films. J’aime bien ré-écouter les BO de ceux qui m’ont marqué et je me rends compte que ce sont souvent les mêmes styles de musique.

Mes favoris vont de la langoureuse musique de Yumeji pour In the mood for Love, en passant par Nick Cave and the Bad Seeds (que j’ai découvert grâce à mon amoureux) utilisée pour la série Peaky Blinders, sans oublier aussi PJ Harvey, Bowie of course

J’aime les voix féminines du nord : Bjork, Ane Brun, Agnès Obel.

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- Où peut-on te croiser à Paris (d’ailleurs, mon petit doigt m’a dit que nous avons le même quartier) ? Au Café de l’Industrie : ma cantine de quartier.

C’est aussi le lieu que je conseille à mes amis en visite à Paris, idéal pour un café le dimanche matin en terrasse au soleil.

Parfois je l’utilise un peu comme mon bureau pour mes rdv clients. Il est vrai que je suis assez attachée à mon quartier Richard Lenoir / Beaumarchais qui est authentique avec ses vieux bistrots où il m’arrive parfois de jouer au Rapido avant d’aller au marché…  Il y’a la Place des Vosges qui se trouve souvent sur mon trajet et j’adore la traverser. J’ai l’impression d’entrer dans un morceau de l’histoire de Paris.

- Quel jour de la semaine préfères-tu ? Je dirais le jeudi. C’est le jour de repos qu’on a en commun mon compagnon et moi-même. C’est le jour où on se fait plaisir à errer dans Paris, s’amuser à tester des recettes nouvelles, boire un bon verre de vin dans un hôtel, se retrouver et se raconter notre semaine. C’est aussi le jour où je me permets de faire mes propres photos, que je ne montre jamais, celles qui me sont intimes.

- À quelques heures de Paris il y a ? 

Belgrade.

Je suis partie avec mon appareil photo, seule, en Europe de l’Est pendant deux ans pour faire un road trip. J’ai commencé par la Turquie et j’ai remonté la route des Balkans jusqu’à la mer Baltique. Ce fut la plus belle expérience de ma vie. Je dormais essentiellement chez l’habitant. Je suis complètement tombée amoureuse de Belgrade en Serbie (Beograd qui signifie ville blanche en serbe). C’est une ville magique et c’est ma ville de cœur ! Elle a été romaine, byzantine, hongroise et ottomane puis serbe. Selon moi, c’est la ville des milles possibilités car on s’y sent bien tout de suite et les gens sont entiers, partageant leurs passions. Je rêve secrètement de vivre un jour là-bas alors j’y retourne très régulièrement et mes amis de Belgrade viennent me voir à Paris.

- Ou rêves-tu de shooter ? 

Sur la route du transsibérien, autour du lac Baïkal.

Je rêve de monter une team et de partir tout un mois pour faire des portraits de filles vivant dans les différentes communautés (entre la Russie et la Mongolie). Un jour peut-être!

Une dernière question ?
- Quel est ton dernier shoot parisien ? Le dernier gros shooting a eu lieu chez moi (quartier Richard Lenoir). J’ai la chance d’avoir un grand appartement où je peux bouger les meubles à ma convenance pour transformer mon salon en studio photo sachant que j’ai tout le matériel sur place. Nous avons organisé une séance avec ma super maquilleuse Alice Dechavanne. J’adore bosser « en bande », avec les personnes que j’aime et que j’admire (coiffeurs, stylistes…). Elle voulait se tester sur du makeup glitter et moi sur certaines techniques utilisées en studio, notamment sur les couleurs et les attitudes. On a donc photographié 3 superbes modèles de chez Mademoiselle Agency.

Je suis spécialisée dans les portraits mais je ne suis pas fermée à la mode. Je pense que les deux styles d’images sont étroitement liés.

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Merci Florie :)

[BONUS] Un coup de cœur du moment que tu écoutes en boucle ? Michelle Gurevich (ex- Chinawoman), New Decadence ! Elle sera en concert le 28/03 au Divan du Monde dans le cadre du festival Les Femmes s’en Mêlent, qui fête sa 20ème édition cette année.

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