[REPORT] @rockenseine 22/23/24 Août 2014

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11 ans déjà que le festival Rock en Seine sonne le glas de notre été et annonce une rentrée que certains qualifieront de douloureuse. Portishead, La Roux ou Arctic Monkeys sont les têtes d’affiche de cette édition 2014, il y a pire pour commencer l’année hein… Retour exhaustif sur 3 jours de festival francilien :

Blondie : On a tous une tata un peu lourde, vous savez, Josette, qui veut à tout prix qu’on l’appelle Joss et qui n’a de cesse de vous rappeler à quel point elle était belle quand elle était jeune et qu’elle fréquentait le “gratin”. Bah, cette tata c’est Debbie Harry, et c’est triste de la voir s’agiter sur scène sans aucune spontanéité à la recherche de son lustre d’antan. Les festivaliers ne sont pas dupes et s’éclipsent les uns après les autres, sous la pluie. Triste.

Mac DeMarco : Un des grands moments de cette edition 2014 de Rock en Seine restera le concert du canadien à la casquette à l’envers. Malgré une setlist un poil décevante, Mac deMarco livre un show solide et accrocheur. Bien servi par ses musiciens, le chanteur nous amuse, nous fait son fameux coup de la casse lorsqu’une de ses cordes se rompt afin de permettre à ses comparses une reprise improbable de Muse pendant qu’il se grille une clope tranquilou. Son Chamber of reflection est parfait et la décontraction avec laquelle il officie offre une fraîcheur bienvenue, et ce, même s’il pleut. Bien ouej.

Janelle Monae : Le show qu’il ne fallait pas manquer, c’est bien celui de Janelle Monae. L’américaine signe la prestation la plus enthousiasmante de tout le festival, charmant son public à grand coup de ritournelles funk. Accompagnée de son band tout de blanc vêtu, Janelle s’amuse, et nous aussi. S’appropriant les codes de la soul music comme personne, elle s’offrira même le luxe de s’évanouir sur scène (pour de faux hein) pour se faire réanimer par les riffs “Hendricksiens” de son déjà mythique guitariste. Le tout est parfaitement calibré et orchestré, manque un poil de spontanéité (et de tubes) mais le résultat est bigrement efficace.

Lana del Rey : Pas facile de passer après Janelle, et c’est pourtant Lana del Rey qui s’y colle, elle qui n’est pas réputée pour la qualité de ses lives, et c’est peu dire. Perdue sur une scène trop grande pour elle et engoncée dans sa robe rose, LDR aura beau tenter de s’approprier l’espace et de jouer la sympatoche en multipliant les selfies avec les fans, il n’en reste que sa voix pose problème. Lana est peut être une super interprète, mais elle n’a pas ce qu’il faut pour se mesurer à 25000 personnes. De toute façon, sa carrière s’est terminée le jour où ses chansons ont commencé à être diffusées au Monoprix.

Kavinsky : One hit wonder

Warpaint : Ce qui est bien avec Warpaint, c’est qu’on a l’impression en les voyant jouer d’assister au concert de ses copines de lycée dans le garage des parents. Et c’est bien là leur problème majeur, jouer de la même manière dans leur garage que face à 10000 personnes. Les Californiennes de Warpaint offrent néanmoins un live crépusculaire et tranchant, en deçà toutefois de leur show de Pitchfork. Sentiment mitigé, malgré un “elephant” de haute volée.

Queens of the Stone Age : Existe t’il une meilleure façon de terminer le festival qu’avec un peu de rock “lourd” ? Cette année, les Queens ot the Stone Age s’y collent, et bon dieu, quel show. Josh Homme (ce mec a juste la classe) et ses comparses étaient attendus de pied ferme par une horde de fans impatients d’assister à la prestation des rois actuels du rock. Entre riff tranchants et setlist sans faute, les QOTSA en grands habitués du festival signent un live marquant bourré de testosterone.

Vivement l’été prochain.

Article rédigé et illustré par Joan Carassus